Accroître la sensibilisation à la SLA constitue un volet clé des activités de la Société canadienne de la SLA et des sociétés provinciales.
En fait, toutes nos activités intègrent un élément de sensibilisation et nous sommes constamment à la recherche de nouvelles occasions de porter la SLA à l’attention du public canadien.
Juin est le mois consacré à la sensibilisation envers la SLA
Juin est le mois voué à la SLA. À l’échelle locale, de nombreuses personnes, individuellement et en groupes, se consacrent à un vaste éventail d’activités afin d’accroître la sensibilisation envers la maladie dans leur collectivité. La Société canadienne appuie ces efforts en fournissant de l’information et d’autres documents de soutien. Elle diffuse également des messages d’intérêt public d’un bout à l’autre du pays par l’intermédiaire des médias.
Si vous êtes intéressé à mettre sur pied un projet de sensibilisation du public ou si vous souhaitez en apprendre davantage à ce sujet, veuillez communiquer avec Bobbi Greenberg, directrice des communications, au 1 800 267-4257, poste 208, ou à l’adresse bg@als.ca.
Aimeriez-vous en savoir davantage?
La Société canadienne met à profit les connaissances de nombreux experts qui acceptent de parler publiquement des différents aspects de la SLA et du rôle de la Société. Pour prendre des dispositions afin de retenir les services d’un conférencier sur un sujet ayant trait à la SLA, prière de communiquer avec Bobbi Greenberg, directrice des communications, au 1 800 267-4257, poste 208, ou à l’adresse bg@als.ca.
La centaurée bleue : symbole de l’espoir
La centaurée bleue (Centaurea cyanis) est une plante indigène annuelle/bisannuelle originaire de l’Europe méditerranéenne. Représentant l’espoir dans l’avenir, la centaurée évoque aussi avec humilité la beauté dépouillée de la nature et la complétude du cycle de la vie. La centaurée bleue est le symbole de la lutte contre la SLA, comme la jonquille symbolise la lutte contre le cancer… Ce sont des fleurs qui symbolisent l’espoir dans le contexte de ces deux maladies. La centaurée bleue est l’emblème floral adopté mondialement dans la lutte contre la SLA/maladie du motoneurone.
La centaurée bleue est une plante très résistante, capable – contrairement à bien d’autres – d’affronter tous les assauts de la nature. Sa fleur, avec ses beaux pétales bleu vif en forme d’étoile, est l’une de nos plus belles fleurs sauvages. Si on fait le lien avec les personnes atteintes de la SLA, on voit que les personnes atteintes doivent elles aussi faire preuve d’endurance, ce qui n’est pas toujours chose facile, et démontrer une grande force de caractère pour faire face aux changements dévastateurs qui surviennent au niveau des muscles de leur corps.
La centaurée bleue a été choisie comme symbole de la lutte contre la SLA car c’est une plante vivace en dépit de son apparence fragile. Elle s’épanouit pendant une bonne partie de l’année, et pousse dans la majorité des régions du Canada. Tout comme la centaurée bleue, la sensibilisation envers la SLA croît d’un bout à l’autre du pays.
Le nom latin de la plante, Cyanus, lui a été donné d’après le favori de la déesse Flora, un jeune homme nommé Kyanos (Cyanus). Le nom du genre, Centaurea, dérive du centaure Chiron qui, selon la légende, aurait enseigné aux mortels les vertus médicinales des herbes.
À l’état sauvage, la centaurée bleue est une plante assez commune que l’on retrouve dans les champs cultivés et en bordure de routes. Les tiges atteignent une hauteur de 30 cm à 90 cm. Elles sont résistantes et noueuses, fines et cannelées; elles poussent en formant des embranchements anguleux et sont couvertes d’un duvet cotonneux qui se détache facilement. Les feuilles sont longues et très étroites, d’apparence terne et grisâtre; elles poussent selon une disposition alterne. Les feuilles inférieures sont beaucoup plus larges et ont souvent un contour grossièrement dentelé. Les fleurs se développent de manière solitaire sur des tiges hautes – afin de pouvoir s’élever au-dessus de la végétation ambiante (souvent dans un champ de blé). Une multitude de bractées entourent le capitule; elles forment des écailles serrées, chacune étant bordée d’une dentelure de couleur brune. Au centre de la fleur se trouvent de nombreux petits fleurons, d’un lilas pâle. Les fleurons qui irradient vers l’extérieur forment la partie la plus voyante de la fleur. De grande taille et largement écartés, ils sont d’un bleu vif.
De nos jours, les herboristes utilisent encore les fleurs de centaurée, auxquelles ils attribuent des vertus toniques et stimulantes, ayant un effet semblable à celui du chardon béni. En distillant les pétales, on obtenait une eau auparavant fort estimée pour corriger une vue faible. La fameuse lotion oculaire française dite « eau de casse-lunettes » était auparavant fabriquée à l’aide de fleurs de centaurée. Les feuilles pulvérisées servent à traiter les ecchymoses suite à une chute ou à l’éclatement d’une veine. Les graines et les feuilles prises dans du vin combattent les maladies infectieuses, et se révèlent très efficaces pour soigner une fièvre pestilentielle. Le suc extrait des pétales peut faire une belle encre bleue; en y ajoutant de l’alun, on peut l’utiliser pour l’aquarelle. On peut également l’utiliser pour teindre le linge d’une belle couleur bleue qui déteindra à la longue. Enfin, les pétales séchés servent en parfumerie pour donner de la couleur au pot-pourri.