Audrey Labarre étudie dans le labo du Dr Alex Parker à l’Université de Montréal.

Pouvez-vous résumer votre recherche? 

Oui. Dans le labo, on travaille avec des petits vers, les C. elegans. On a des modèles pour la SLA dans le laboratoire, puis moi je m’intéresse particulièrement au microbiote intestinal, donc toutes ces bactéries qui vivent dans nos intestins, puis comment ça peut avoir une influence sur l’évolution de la maladie ou comment ça peut protéger les neurones.

Qu’est-ce que vous attirait à l’étude de la SLA?

Au départ je voulais travailler sur l’Alzheimer puis j’ai travaillé un peu sur la sclérose en plaques puis j’ai trouvé cette opportunité pour faire ma maîtrise qui était sur la SLA, qui était vraiment un total hasard. Puis je pense qu’une fois qu’on commence à s’initier à la SLA, on ne veut pas changer de domaine; c’est tellement une maladie où on manque de compréhension, où il y a un énorme travail à faire. Puis je pense que c’est très, très stimulant en tant que scientifique de vouloir [3:00] travailler sur cette maladie-là puisqu’on veut vraiment faire une différence en fait dans la vie des gens.

Qu’est-ce qui se passe en ce moment dans la recherche sur la SLA?

Il y a beaucoup de choses qui se passent en ce moment dans la recherche pour la SLA, tant au niveau de la recherche de traitement, de cure qu’au niveau de la compréhension.  La compréhension de comment la maladie fonctionne, comment elle se propage, comment elle évolue.  C’est vraiment au cœur de notre compréhension.  En fait, quand on comprend ça, ça va être beaucoup plus facile de trouver un traitement ciblé.  Donc il y a beaucoup de choses très intéressantes qui s’en viennent pour la SLA dans les prochaines années. L’objectif de la SLA au Canada c’est en 2024, donc avoir une cure.  Je pense qu’on peut être assez optimistes puis je pense qu’il y a des bonnes chances qu’on ait un traitement, au moins quelque chose qui augmente la qualité de vie ou qui retarde l’apparition des symptômes au moins.  Il y a des très belles choses, par exemple, l’essai clinique sur le Pimozide qui est vraiment quelque chose de très intéressant. Donc il y a beaucoup de communication entre les chercheurs.  C’est quelque chose de très, très stimulant. Donc je pense qu’il y a vraiment des belles choses qui s’en viennent pour la – pour des traitements pour la SLA dans les prochaines années.

Que signifie le soutien des donateurs?

On a eu, dans le laboratoire, pour mon projet, la Discovery Grant en collaboration avec Brain Canada, ce qui permet vraiment de repousser les limites de mon projet.  En fait, on traite présentement avec les vers dans le laboratoire puis cette subvention-là va nous permettre directement de passer à un autre modèle animal, soit la souris. Donc ça va vraiment permettre de repousser les limites de mon projet puis de faire des découvertes encore plus intéressantes, confirmer ce qu’on a fait. Voilà.  Donc sans cet argent-là, c’est certain qu’on ne pourrait pas repousser ces limites-là en fait puis faire d’autres découvertes.

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