Tout a commencé il y a environ cinq ans dans le laboratoire d’un chercheur canadien de la SLA avec des vers dans une boîte de pétri. Aujourd’hui, les chercheurs s’apprêtent à lancer un essai clinique de phase 2 de la pimozide. Dans quelques mois, le processus de recrutement des participants à divers endroits au Canada se mettra en branle.

Le Dr David Taylor, vice-président de la recherche à la Société canadienne de la SLA, a partagé, lors du webinaire du 11 juillet 2017, comment cette découverte est passée du laboratoire en 2012 à l’essai clinique de phase 2 cet automne. Il s’agit d’un excellent exemple du pouvoir de collaboration et de l’étendue de l’expertise des chercheurs canadiens de la SLA pour l’avancement des découvertes vers la recherche clinique de thérapies visant à faire de la SLA une maladie traitable, et non terminale. La Société canadienne de la SLA est fière de financer l’essai clinique dans le cadre de l’étude sur la pimozide. Cet essai repose sur le travail déjà accompli par le Dr Alex Parker, le Dr Pierre Drapeau et plusieurs autres.

Les racines historiques profondes de la recherche canadienne sur la SLA

La longue histoire de la communauté canadienne de la recherche sur la SLA débute dans les années 1970 avec le neurologue Dr Arthur Hudson à l’Université Western à London, en Ontario. Il milite pour que les personnes atteintes de la maladie obtiennent plus d’aide. En 1977, il participe à la fondation de la Société canadienne de la SLA ainsi que l’une des premières cliniques multidisciplinaires au monde pour les patients atteints de la SLA à London. Peu après, un proche collègue et ami, le Dr Andrew Eisen, quitte Montréal pour travailler à l’Université de la Colombie-Britannique. Il fonde la Société de la SLA de la Colombie-Britannique ainsi que la deuxième clinique canadienne multidisciplinaire de la SLA à Vancouver.

La recherche canadienne sur la SLA est de calibre mondial

En matière de recherche sur la SLA, le Canada joue dans les grandes ligues. Aujourd’hui, en 2017, la communauté principale compte plus de 70 chercheurs, soit près du double qu’en 2012, il y a cinq ans. Le domaine continue de croître alors que de plus en plus de chercheurs concentrent leurs efforts sur tous les aspects de la SLA. La communauté bien soudée mène deux types de recherche :

  • Recherche préclinique en laboratoire – menée habituellement par un professeur dans une université en collaboration avec une équipe d’étudiants, de postdoctorants et de techniciens de laboratoire
  • Recherche clinique – menée par un chercheur ou un médecin dans un centre de recherche hospitalier universitaire; comprend les essais cliniques de nouveaux traitements expérimentaux contre la SLA

Dans une analyse poussée du nombre d’articles publiés dans les revues scientifiques et des citations par pays, qui examinait le nombre de fois que des travaux sont cités ou servent de fondation pour faire progresser la recherche, le Dr Taylor a découvert que le Canada était troisième au monde en matière de citations et deuxième par rapport au nombre d’habitants.

Faire progresser la recherche sur la SLA au Canada

En plus d’appuyer les Canadiens vivant avec la SLA, la Société canadienne de la SLA a aussi pour mission d’investir en recherche afin de faire en sorte que la SLA devienne à l’avenir une maladie traitable, et non terminale.

La Société canadienne de la SLA offre plusieurs programmes et initiatives pour soutenir la communauté canadienne de la recherche sur la SLA. Par exemple, depuis les 13 dernières années, la Société canadienne de la SLA organise le Forum annuel de la recherche de la Société canadienne de la SLA, qui réunit la communauté de la recherche afin de partager des idées, de former de nouveaux liens de collaboration et de tisser des liens avec les Canadiens vivant avec la SLA et leurs familles, ainsi qu’avec les alliés de la Société canadienne de la SLA, notamment les bénévoles et les donateurs.

La Société canadienne de la SLA finance aussi des réunions ponctuelles afin de permettre aux chercheurs de la SLA de partager des connaissances sur des sujets actuels et offre des allocations de voyage afin d’aider jusqu’à 15 chercheurs canadiens à présenter leurs travaux au Symposium international sur la SLA et la MMN, le plus grand congrès sur la SLA au monde, qui aura lieu à Boston en décembre 2017.

Bon nombre des meilleurs chercheurs canadiens de la SLA croient que le niveau sans précédent de recherche mènera bientôt à des traitements qui changeront profondément la progression de la maladie. Le passage de plus de découvertes, comme la pimozide, du laboratoire vers les essais cliniques dépend du financement.

Aujourd’hui, l’élan de la recherche sur la SLA est à un tournant historique : celle-ci a progressé davantage au cours des cinq à sept dernières années qu’au cours du siècle dernier. La Société canadienne de la SLA joue un rôle essentiel dans l’avancement de la recherche sur la SLA au Canada. Elle finance des bourses de recherche examinées par les pairs, favorise la collaboration et renforce les capacités au sein de la communauté de recherche sur la SLA. Tout cela est financé grâce à la générosité de nos donateurs.

Apprenez-en davantage sur le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA et songez à faire un don dès aujourd’hui.

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