Judy est le genre de personne qui peut toujours vous faire sourire. Animée d’une joie de vivre contagieuse, d’une positivité sans faille et d’un sens de l’humour bien aiguisé, Judy est inspirante dans sa capacité de profiter réellement d’aujourd’hui.

Au premier coup d’œil, on ne saurait pas que Judy a la SLA. À l’âge de 64 ans, elle est active, mobile et énergique. Le seul indice? Elle ne peut pas parler. Judy est atteinte de SLA bulbaire, qui affecte les muscles du visage, de la tête et du cou. Ses symptômes se sont manifestés pour la première fois en février 2014 pendant un séjour en Floride pour l’hiver. Elle a commencé par avoir des problèmes d’allocution, puis, quelques mois plus tard, avait de la difficulté à mâcher et à avaler. En juillet 2015, son diagnostic a été confirmé. Elle n’en revenait pas, puisque sa mobilité n’était pas touchée. Mais elle s’est promis de conserver une attitude positive.

Le tennis léger, jeu intérieur qui ressemble au tennis et qui consiste à renvoyer une balle perforée par-dessus un filet de tennis avec une palette sur un court de badminton, est l’une des choses qui ont aidé Judy à demeurer positive pendant son parcours avec la SLA. Elle a entendu parler de ce sport pour la première fois pendant des vacances en Floride. Il y avait une annonce dans le journal local offrant des leçons de tennis léger au gymnase communautaire avoisinant. Sa décision nonchalante de s’inscrire s’est rapidement transformée en fervente passion. Depuis, Judy est une adepte inconditionnelle de ce sport.

« C’est l’un des principaux points de mire de ma vie quotidienne », dit Judy. « Ce sport m’aide à rester active et en santé et à avoir une vie sociale. Peu importe mon état d’esprit quand je pars jouer un tennis léger, à mon retour à la maison, je suis toujours empreinte d’un sentiment d’optimisme, qui se répercute sur le reste de ma journée. »

L’impact de Judy sur ceux qui l’entourent est indubitable. Elle s’est inscrite à son club de tennis léger en 2014, environ au moment où elle a commencé à perdre la parole. Témoins de la progression de la maladie de Judy, les membres du club ont décidé d’organiser un tournoi de bienfaisance en son honneur.

« J’étais très impressionnée du type de tournoi qu’ils ont mis sur pied et du temps et de l’effort qu’ils ont consacrés à sa planification et à son organisation », dit Judy. « Personnellement, je leur suis très reconnaissante d’avoir organisé cette activité de financement en mon nom. »

Depuis qu’elle a reçu son diagnostic de SLA, Judy adhère à la philosophie de profiter pleinement de la vie. Plutôt que de penser à l’avenir, elle se concentre sur le présent et sur la façon de participer à des rassemblements avec ses parents et amis. Chaque fois qu’elle se sent mécontente face à son état de santé, Judy pense à ceux qui sont décédés sans avoir vécu la vie merveilleuse qu’elle a été en mesure de mener. Par exemple, sa mère a succombé au cancer à l’âge de 55 ans. Elle se considère chanceuse d’avoir pu profiter de trois merveilleuses années depuis la manifestation de ses symptômes : des années remplies de séances de tennis léger, de cinq à sept et de l’amour de ses parents et amis.

Judy encourage les autres membres de la communauté de la SLA à profiter pleinement de leur vie pendant qu’ils le peuvent. Bien qu’il puisse être difficile de rester positif, elle dit que personne ne sait ce que la vie leur réserve et pendant combien de temps. Et elle a conservé son sens de l’humour.

« Même si je ne peux pas parler, je peux m’exprimer avec mon langage corporel d’une façon qui est comprise et qui fait rire et suscite des réactions enthousiastes », blague-t-elle.

L’approche de Judy à l’égard de la vie est une leçon pour nous tous au sujet de la signification d’une vie vécue à plein. La SLA lui a dérobé la parole, mais pas sa passion pour la vie, sa personnalité et son attitude positive.

Posted in: récit de la SLA